Par pure bravade, je vais ignorer totalement la campagne des législatives et aller plus loin en publiant ironiquement mon dernier article sur la campagne présidentielle. Après ça, s'en sera fini pour un certain temps de mes analyses de politique franco-française qui n'ont d'intérêt que le niveau de déprime qu'elle suscite tant chez le lecteur que l'analyste.
Je me suis à de nombreuses reprises plaint que la France était repliée sur elle-même. Mais après tout pourquoi pas ? Elle a il est vrai d'autres problèmes à régler dans sa gestion interne : le chômage, la crise du logement, la pauvreté, le pouvoir d'achat. En voilà des thèmes de programme porteurs et fédérateurs, des questions qui vont toucher le plus grand nombre et qui, vous le remarquerez avec moi, ne sont que de "simples" questions d'argent.
L'argent est semble-t-il la solution à tous les problèmes. Une solution qui répond à trois inquiétudes ou attentes principales : "Je n'ai pas (assez) d'argent", "donner moi (encore) plus d'argent", "ne me prenez pas (trop) d'argent". Ces trois axiomes peuvent sous-tendre n'importe lequel des points abordés pendant notre "chère" campagne électorale et les candidats de tout bords ont construit leurs programmes sur ces thèmes.
L'argent est semble-t-il la solution à tous les problèmes. Une solution qui répond à trois inquiétudes ou attentes principales : "Je n'ai pas (assez) d'argent", "donner moi (encore) plus d'argent", "ne me prenez pas (trop) d'argent". Ces trois axiomes peuvent sous-tendre n'importe lequel des points abordés pendant notre "chère" campagne électorale et les candidats de tout bords ont construit leurs programmes sur ces thèmes.
N'est-il pas troublant que les revendications portent toujours sur "plus de moyens" lorsque l'on pense que "moyen" est l'anagramme de "money". Qu'auraient à dire là-dessus Lacan ou Freud ? Je laisse cette question, pourtant pertinente, en suspens.
Qu'attendre d'ailleurs d'une campagne de politique générale et internationale où une candidate déclare dans un débat national de deuxième tour "Je veux être la Présidente de la République (…) qui va gagner la bataille (…) contre la vie chère" ? Autant certains s'inquiètent de voir notre nouveau Président sur le yatch d'un riche industriel français (je dirai plutôt "bateau" mais passons, ceux qui parlent de yatch ne sont de toute évidence jamais allés à Miami ou à Monaco) , autant personne ne s'inquiète de voir la candidate du Parti socialiste reprendre à son compte le slogan publicitaire d'une grande chaîne de supermarchés.
Je donne humblement mon deuxième joker du jour pour ne pas vous faire part de mon sentiment sur ce triste constat.
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